Mon Titus


Koukaberra perché
février 11, 2009, 10:09
Classé dans : Textes

Alors Jessica a levé la main. Melle Iris l’a vue mais elle a rien dit. Jessica s’est quand-même levée et elle est allée se mettre à côté du bureau de la maîtresse devant la classe. Elle souriait. J’ai cru qu’elle allait se mettre à chanter. Elle a lissé sa robe, arrangé ses cheveux en arrière et elle s’est tenue bien droite. Et puis elle s’est mise à parler ni trop fort ni trop doucement. Juste comme il fallait. – Le matin de Thanksgiving, je me suis réveillée très tôt et j’ai eu une surprise en regardant par la fenêtre. J’ai découvert que je voyais jusqu’au Montana. Et j’ai vu mon cheval Blacky, qui courait, la crinière au vent avec de la poussière autour de ses sabots. Il courait vers moi. Je me suis habillée et je suis sortie. Personne n’était encore levé et le soleil brillait comme en été. Je n’avais pas besoin de me couvrir. Je suis sortie sur notre perron, où nous avons des fleurs même en hiver et y avait un garçon sur le trottoir en ciré. J’ai dit : “Pourquoi tu as ton ciré, petit ? Il ne pleut pas.” Et il m’a donné un pantin. Et alors on est allé se promener. On est allé jusqu’à un très grand trottoir et on a glissé sur un toboggan jusqu’à un endroit où y avait beaucoup de jouets. Il y avait des poupées, des maquettes et aussi des pantins de chiffon. Puis on est allé dans un endroit où y avait des manèges et on a fait des tours. On était seuls. Puis on est allé en bateau. On a trouvé une voiture, il y avait les clés dessus et on est parti pour la Floride pendant trois heures. Quand on est revenu de Floride, on a monté une pièce de théâtre sur les policiers. Et puis on a été très fatigué alors on est rentré chez moi dans ma maison et là on a fait des tours de magie jusqu’à ce qu’on s’endorme et quand on s’est réveillé, on était des grands.
(…)

Et puis ma maman est sortie de la chambre et elle pleurait. Elle a dit à ma tante que tout était fini et qu’elle me ramène à la maison. Mais j’ai hurlé que je voulais voir papa. Ma tante me tenait vraiment très fort. Elle m’a pas laissée y aller. Elle disait qu’il y avait des choses que les enfants comprennent pas. Alors j’ai décidé que je n’allais plus être une enfant. J’ai pris Bécassine et je l’ai tuée dans la corbeille à papiers près des ascenseurs.

-



Say goodnight and go
septembre 25, 2008, 6:11
Classé dans : Egonies, Textes

Say goodnight and go
Skipping beats, blushing cheeks I am struggling
Daydreaming, bed scenes in the corner café
And then i’m left in bits recovering tectonic tremblings
You get me every time
Why d’ya have to be so cute?
It’s impossible to ignore you
Must you make me laugh so much
It’s bad enough we get along so well
Say goodnight and go
Follow you home, you’ve got your headphones on and you’re dancing
Got lucky, beautiful shot you taking everything off watch the curtains wide open
Then you fall in the same routine flicking through the TV relaxed and reclining
And you think you’re alone…
Why d’ya have to be so cute?
It’s impossible to ignore you
Must you make me laugh so much
It’s bad enough we get along so well
Say goodnight and go
One of these days, you’ll miss your train and come stay with me
We’ll have drinks and talk about things, any excuse to stay awake with you
You’ll sleep here, i’ll sleep there, but then the heating may be down again
at my convenience
we’d be good, we’d be great together
Say goodnight and go,
why’s it always always
goodnight and go
Darling not again
Goodnight and go


Thanks Poussin ;)



Un baiser d’enfant
septembre 1, 2008, 9:57
Classé dans : Egonies, Textes

Toutes les barrières tombent.
Ca va se voir.
Ca se voit. Ca se voit. Ca se voit.



Somedays
août 12, 2008, 5:23
Classé dans : Egonies, Textes


Somedays aren’t yours at all
They come and go as if they’re someone elses days
They come and leave you behind some elses face
And it’s harsher than yours
And colder than yours
They come in all quiet sweep up and then they leave
And you don’t hear a single floor board creak
They’re so much stronger than the friends you try to keep by your side
Downtown, downtown
I’m not here, not anymore
I’ve gone away
Don’t call me don’t write



Lost bird
janvier 25, 2008, 1:02
Classé dans : Egonies, Textes

Small lies, tiny heart
Your journey has worn you out
I see nothing but shame in your smile
A lost bird’s flying high

Old face, tired ears
Wrong turnings and souvenirs
I see hundreds of memories when you say
A lost bird remembers

C’mon choose a day
To say what you have to say
To ask me to come and play in the clouds
I’m a lost bird in a clear sky

Slow down need a rest
Will settle around your nest
I thought I could be your guest
For a while

I’ve had my wings for rent
I fly by accident
I’ve never been sane it’s a lie

C’mon give a hand
Welcome me as a friend
Free to come back again anytime
I’m a lost bird in a clear sky

(Syd Matters)



Hello, Earth
décembre 30, 2007, 5:36
Classé dans : Egonies, Textes

Hello, Earth
Hello, Earth
With just one hand held up high
I can blot you out,
Out of sight
(…)
Go to sleep, little Earth
I was there at the birth,
Out of the cloudburst,
The head of the tempest
Murderer!
Murder of calm
Why did I go?
Why did I go?

(Kate Bush)



Il neige sur mes rêves
décembre 22, 2007, 11:57
Classé dans : Textes

“Il neige il neige sur Liège
Et la neige sur Liège pour neiger met des gants
Il neige il neige sur Liège
Croissant noir de la Meuse sur le front d’un clown blanc
Il est brisé le cri
Des heures et des oiseaux
Des enfants à cerceaux
Et du noir et du gris
Il neige il neige sur Liège
Que le fleuve traverse sans bruit

Il neige il neige sur Liège
Et tant tourne la neige entre le ciel et Liège
Qu’on ne sait plus s’il neige s’il neige sur Liège
Ou si c’est Liège qui neige vers le ciel
Et la neige marie
Les amants débutants
Les amants promenant
Sur le carré blanchi
Il neige il neige sur Liège
Que le fleuve transporte sans bruit

Ce soir ce soir il neige sur mes rêves et sur Liège
Que le fleuve transperce sans bruit”

 

(Jacques Brel)

 



Monsieur Teste
décembre 18, 2007, 11:44
Classé dans : Textes

“La bêtise n’est pas mon fort. J’ai vu beaucoup d’individus; j’ai visité quelques nations; j’ai pris ma part d’entreprises diverses sans les aimer; j’ai mangé presque tous les jours; j’ai touché à des femmes. Je revois maintenant quelques centaines de visages, deux ou trois grands spectacles, et peut-être la substance de vingt livres. Je n’ai pas retenu le meilleur ni le pire de ces choses: est resté ce qui l’a pu. Cette arithmétique m’épargne de m’étonner de vieillir. Je pourrais aussi faire le compte des moments victorieux de mon esprit, et les imaginer unis et soudés, composant une vie heureuse… Mais je crois m’être toujours bien jugé. Je me suis rarement perdu de vue; je me suis détesté, je me suis adoré; – puis, nous avons vieilli ensemble.”

(Paul Valéry)



If only tonight I could sleep
décembre 17, 2007, 10:49
Classé dans : Textes

“If only tonight we could sleep
In a bed made of flowers
If only tonight we could fall
In a deathless spell

If only tonight we could slide
Into deep black water
And breathe
And breathe…

Then an angel would come
With burning eyes like stars
And bury us deep
In his velvet arms

And the rain would cry
As our faces slipped away
And the rain would cry

Don’t let it end…”

(The Cure)

 



Kate
décembre 12, 2007, 11:37
Classé dans : Textes

“You came out of the night,
Wearing a mask in white colour.
My eyes were shining
On the wine, and your aura.
All in order, we move into the boudoir,
But too soon the morning has resumed.

I’m hanging on the Old Goose Moon.
You look like an angel,
Sleeping it off at a station.
Were you only passing through?

I’m dying for you just to touch me,
And feel all the energy rushing right up-a-me.
L’amour looks something like you.

The thought of you sends me shivery.
I’m dressed in lace, sailing down a black reverie.
My heart is thrown
To the pebbles and the boatmen.
All the time I find I’m living in that evening,
With that feeling of sticky love inside.

I’m hanging on the Old Goose Moon.
You look like an angel,
Sleeping it off at a station.
Were you only passing through?

I’m dying for you just to touch me,
And feel all the energy rushing right up-a-me.
L’amour looks something like you.”

(Kate Bush)