Classé dans : Egonies
Me confier sans faire la promotion de mes sentiments, ne recevoir aucun commentaire, poursuivre malgré tout rien. Probablement pas envie de partager, juste cracher. Je vis dans ma bulle, je n’ai pas envie d’entendre comment va le monde, je ne sais pas ce qui se passe sur le trottoir d’en face. Cinquante deux chaînes en qualité numérique pour découvrir une nouvelle misère, une nouvelle paire de ciseaux en vogue. Plus assez de larmes et pas envie de respecter le ridicule du contemporain. Je zappe et continue mon cinéma. Je parle de ce que je sais, de ce dont je doute. Je raconte ce qui m’émeut ou me ravit, ce que je suis, ce que je vis, ce qui me tourmente. J’écris sur ce que je ne peux pas dire. J’ai l’égo démesurément important encore pour un instant. J’échange avec moi-même. On n’échange pas sur ce qui ne fait pas débat. Discours énigmatique pour celui qui ne me connaît pas. Translucide, certes entre les lignes, pour ceux qui me pratiquent au quotidien. On n’explique pas de quel jaune il s’agit, on évoque le camion de la poste à celui qui l’a déjà croisé. Je relis Pisode 1 (Fred, les illustrations, quand tu veux), censé s’adresser aux enfants, et je comprends que je suis juste capable de m’adresser à l’enfant qui est en moi. Le texte est bourré de références à mon adolescence. Je me rassure de ne parler que de ce que je suis, sans tricher. Ces blogs qui montrent un Sensual World qu’ils connaissent depuis trois semaines m’exaspèrent. J’aimerai toujours Cyndi Lauper, même si ça doit faire sourire la moitié qui viendra me compléter. Mon masque n’est que carapace ou bouclier, pas costume.
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