Mon Titus


avril 28, 2008, 12:00
Classé dans : Egonies, °°



Blog gratuit
avril 27, 2008, 1:34
Classé dans : Egonies

Me confier sans faire la promotion de mes sentiments, ne recevoir aucun commentaire, poursuivre malgré tout rien. Probablement pas envie de partager, juste cracher. Je vis dans ma bulle, je n’ai pas envie d’entendre comment va le monde, je ne sais pas ce qui se passe sur le trottoir d’en face. Cinquante deux chaînes en qualité numérique pour découvrir une nouvelle misère, une nouvelle paire de ciseaux en vogue. Plus assez de larmes et pas envie de respecter le ridicule du contemporain. Je zappe et continue mon cinéma. Je parle de ce que je sais, de ce dont je doute. Je raconte ce qui m’émeut ou me ravit, ce que je suis, ce que je vis, ce qui me tourmente. J’écris sur ce que je ne peux pas dire. J’ai l’égo démesurément important encore pour un instant. J’échange avec moi-même. On n’échange pas sur ce qui ne fait pas débat. Discours énigmatique pour celui qui ne me connaît pas. Translucide, certes entre les lignes, pour ceux qui me pratiquent au quotidien. On n’explique pas de quel jaune il s’agit, on évoque le camion de la poste à celui qui l’a déjà croisé. Je relis Pisode 1 (Fred, les illustrations, quand tu veux), censé s’adresser aux enfants, et je comprends que je suis juste capable de m’adresser à l’enfant qui est en moi. Le texte est bourré de références à mon adolescence. Je me rassure de ne parler que de ce que je suis, sans tricher. Ces blogs qui montrent un Sensual World qu’ils connaissent depuis trois semaines m’exaspèrent. J’aimerai toujours Cyndi Lauper, même si ça doit faire sourire la moitié qui viendra me compléter. Mon masque n’est que carapace ou bouclier, pas costume.



Regarde de tous tes yeux
avril 22, 2008, 4:28
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Je sors d’une sale migraine ophtalmique. Elle surgit sans prévenir quand j’ai l’occasion de me détendre après une période de stress ou de fatigue intense. J’ai reçu un message que j’étais incapable de lire. D’un coup, c’est comme si je zoomais sur un mot ou une partie d’un visage, incapable de voir ce qui entoure ce point précis. Des coups de marteau dans la tempe droite, sur la cellule qui contrôle le langage, rendu complètement incompréhensible. Des fourmillements paralysent le côté gauche de mon corps, la main, progressivement le bras, puis le côté gauche de la bouche, parfois la moitié du nez. La nausée. S’ensuit une panique. Est-ce-que je reparlerai correctement. Et si j’étais condamnée à ne voir que ça. Puis un état de profonde déprime, sans raison. J’ai dormi deux heures, dans le calme absolu. Puis j’ai regardé la Panthère Rose (ça passe sur France3, donc, en semaine, l’après-midi). Je suis allée acheter du magnésium en comprimés, pas en chocolat. Le chocolat contient une substance qui déclencherait ce processus dans la petite cellule, là, juste à droite. Quand je refais surface, j’ai l’impression que le monde m’appartient. Je parle de nouveau correctement, je comprends ce qu’on me dit, je peux lire, écrire, j’apprécie la musique comme si je la découvrais. Je regarde le ciel comme s’il s’était posé là pour moi, un tapis de jolies choses qui se déroulerait devant moi. Comme si les fourmis étaient sorties de mon bras en me murmurant : viens, n’aie pas peur, regarde de tous tes yeux, exprime ce que tu ressens. Je renais. C’est étrange.



balancetout.com
avril 17, 2008, 11:56
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Je n’ai toujours pas affiché de 4×3 dans Lille, je ne porte pas de t-shirt montitus, pourtant mes stats augmentent vachement. Personne ne commente, mais qui lit donc ? Balancez, faites tomber les masques, allez !



avril 16, 2008, 11:31
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Piste 1
avril 15, 2008, 11:00
Classé dans : Egonies

Une libellule est venue me caresser la joue d’un La, aimant de vérités. Le disque tourne sur une lentille poussiéreuse dans une platine blindée. Le morceau a suffisamment bouclé. Change de piste, branche en stéréo et appuie sur play. L’intime naît du partage. La naïveté naît de la pâte à crêpes. La perfection n’existe pas même dans la position affirmée du bassin. Offrir, c’est pour mieux te mentir, mon enfant. A ne rien réclamer, ta place sera cédée. Bois de rose et prune, bois de rose et prune. Les seules couleurs que tu dois te répéter en boucle chaque matin devant le miroir. Tourne la molette de la parking goddess. Laisse-la battre des ailes. Elle t’aidera à trouver ta place juste devant la porte de la réalité, quelques centimètres à gauche de l’obsession. Je vais lutter. Je vais ranger le casque, inviter à partager la mélodie et peut-être même demander qu’on m’aide à porter le carton de cd.



Parking Goddess
avril 9, 2008, 11:45
Classé dans : Egonies, °°



Pretty birthnight, sister
avril 8, 2008, 8:49
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Une fée et des paillettes. A dix ans, on doit adorer s’en foutre plein les mains en ouvrant l’enveloppe. J’aurais voulu y glisser une bonne étoile, plein d’amour et un bon pour rattraper les sept années qu’on a manquées, mais je n’avais qu’un timbre. Je suis allée à la poste centrale, celle qui fait la distinction entre l’urgent et le reste. Je l’ai déposée dimanche, armée de mon bonnet, mes écouteurs et mon cœur léger d’y avoir pensé à l’heure, pendant les deux heures de soleil permises dans cette journée glaciale, au cas où on n’aurait pas la même notion de l’urgence. Je savais que ce soir, à 20h23, elle serait déjà au lit ou devant la pub pré-Nouvelle Star, que je ne pourrais pas lui souhaiter de vif combiné. J’ignore si elle a reçu les trois vœux. J’ignore si elle comprend qui je suis. Je suppose qu’elle ne se demande pas pourquoi, ensemble, on n’a pas joué à la boulangerie avec des éponges de voiture, il doit exister des jeux plus passionnants sur DS. Elle se fout de savoir si on se ressemble, si on a les mêmes yeux de grenouille qui ont fait sursauter la sage-femme qu’était celle de son père quand je suis arrivée. Dix ans. L’âge où j’embrassais River Phoenix sur le mur avant de m’endormir au son des Fleurs pour Zoe. Dix ans que j’ai quitté le large coke et coffee with milk du B22, pour rejoindre la star du Sunday Times qui lançait des fleurs à travers le bureau, fier d’avoir appris une nouvelle expression française. Dix ans que je joue à wonderwomanpasletempsdeprocréer. Bientôt dix ans depuis l’incendie, ravageant mon appart et toutes mes illusions. Dix ans, mais des rêves sous une couverture ignifugée. Dix mois que je me retourne sur moi. Dix mois que j’avance sur toutes les routes que j’avais quittées. Dis-moi que j’avance. Dis-moi qu’on y est et je serai ta fée.



avril 8, 2008, 11:51
Classé dans : Egonies, °°



La permission de respirer
avril 7, 2008, 11:55
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Pour danser, il faut nager. La natation renforce le dos, laissant le corps s’exprimer sans souffrance. Pour communiquer, il va falloir respirer. Laisser l’air envahir son corps muscle le diaphragme, libère la vérité en épargnant la poitrine. Ranger la position fœtale au placard. S’asseoir au bord de la chaise, dos parallèle au mur, épaules sorties. Offrir moins, reprendre la cambrure laissée dans un élan de générosité. Permettre au corps plus de confort. Se donner la permission. Ecarter les jambes, imposer le bassin. Regarder droit devant. Non, plus bas, moins dans les étoiles. Tout lâcher. Tout droit. Sans tricher. Apprendre l’inspiration comme une chute violente. Etre vue, entendue. Accepter.